L'Ordre de l'Archange

Pour des motifs particuliers, le président de l’Ordre académique de Saint Michel peut décerner plusieurs distinctions honorifiques. L’une d’elles est la croix de l’Ordre de l’Archange Saint Michel.

Cette distinction se présente sous forme d’une croix de Malte blanche avec un écu de gueule portant Saint Michel terrassant le démon. Elle se porte sur le côté gauche de la poitrine, attachée à un ruban rouge et vert.

L’Ordre comprend quatre classes : Chevalier, Officier, Commandeur et Grand-Cordon. Nul ne peut être promu dans une classe sans être titulaire de la classe immédiatement inférieure. Les Officiers portent une petite étoile d’or au centre du ruban, les Commandeurs en portent deux et les Grands-Cordons trois. Il est à noter que les Commandeurs portent également, au col, la croix supportée par le ruban en collier. Enfin, les Grands-Cordons portent un grand cordon rouge-vert-rouge de 10 centimètres de largeur en sautoir, de l’épaule droite à la hanche gauche.

Le président de l’Ordre académique est, de plein droit, Grand-Maître de l’Ordre de l’Archange (Codex, Appendice I, art. 2 et 3). A la différence des autres classes, le ruban de sa croix est garni de quatre petites étoiles dorées. Il porte, au col, la croix surmontée de la couronne royale, supportée par le ruban en cravate. Ce signe distinctif est transmis à son successeur lors de l’intronisation de celui-ci.
Plusieurs conditions doivent être remplies pour se voir décerner la croix de l’Archange. D’une manière générale, l’Ordre de l’Archange Saint-Michel vise à récompenser les services rendus à l’Ordre académique, tant par les membres que par des personnalités extérieures (Codex, Appendice I, art. 4). Le président de l’Ordre académique peut ainsi décerner la distinction à ceux qui rendent, entre autres, une série de services à l’Ordre tout en faisant preuve d’une mentalité irréprochable. Cette mentalité chère à l’Ordre met en avant l’esprit estudiantin et breughélien, d’opposant au dilettantisme et au débraillé « quartier latin ».

L’appendice I du Codex, décret pris en date du 2 avril 1938 instituant l’Ordre de l’Archange Saint Michel, énumère différentes conditions sine qua non, dont, entre autres, un numerus clausus parmi les étudiants.