Chants

A.S.M.O Cantus
Quand l’amitié d’un même élan nous réunit,
Et dans nos cœurs comme un printemps s’épanouit,
Compagnons, chantons l’allégresse,
Hors d’elle il n’est pas de sagesse,
Et que notre chant fraternel,
S’élève vers toi Saint-Michel.
Gaudeamus
Gaudeamus igitur, iuvenes dum sumus (bis)
Post jucundam iuventutem,
Post molestam senectutem,
Nos habebit humus. (bis)
Ubi sunt qui ante nos, in mundo fuere? (bis)
Vadite ad superos,
Transite ad inferos,
Ubi jam fuere. (bis)
Vita nostra brevis est, brevi finietur. (bis)
Venit mors velociter,
Rapit nos atrociter,
Nemini parcetur. (bis)
Vivat academia, vivant professores ! (bis)
Vivat membrum quodlibet,
Vivant membra quaelibet,
Semper sint in flore. (bis)
Vivant omnes virgines, faciles formosae! (bis)
Vivant et mulieres,
Tenerae, amabiles,
Bonae laboriosae. (bis)
Vivat et respublica, et qui illam regit ! (bis)
Vivat nostra civitas,
Maecenatum caritas
Quae nos hic protegit. (bis)
Pereat tristitia, pereant osores, (bis)
Pereat diabolus,
Patriae maledictus,
Nec non irrisores ! (bis)
Io vivat
Io vivat ! Io vivat !
Nostrorum sanitas !
Hoc est amoris poculum,
Doloris est antidotum.
Io vivat ! Io vivat !
Nostrorum sanitas !
Dum nihil est in poculo,
Iam repleatur denuo.
Io vivat ! Io vivat !
Nostrorum sanitas !
Nos jungit amicitia,
Et vinum praebet gaudia.
Io vivat ! Io vivat !
Nostrorum sanitas !
Est vita nostra brevior,
Est mors amara longior.
Io vivat ! Io vivat !
Nostrorum sanitas !
Osores nostril pereant,
Amici simper floreant.
Io vivat ! Io vivat !
Nostrorum sanitas !
Jam tota Academia
Nobiscum amet gaudia.
Io Vivat!
La brabançonne


Le premier texte de la Brabançonne fut rédigé par l’acteur lyonnais Louis Dechet, surnommé Jenneval, qui fut tué peu après au combat de Lierre.

Frans Van Campenhout (1780-1848), qui dirigeait l’orchestre du Théatre de la Monnaie lors du célèbre épisode de la « Muette de Portici » (25 août 1830), adapta au texte de Jenneval la partition d’un Te Deum de sa composition, qui n’avait pas encore été interprété.

Les vers de Jenneval furent ensuite remplacés en 1861 par ceux de Charles Rogier (1800-1855), un des meneurs liégeois de la Révolution, devenu ministre des Affaires étrangères. Ceux-ci sont devenus le texte officiel de l’hymne national belge.

La musique de la Brabançonne fut si souvent modifiée par des arrangeurs qu’un arrêté royal du 5 juin 1873 prescrivit aux musiques militaires de se conformer à une partition arrangée par Bender, inspecteur des musiques militaires.

La partition fut encore arrangé en 1981 par François Glorieux. Les quatre premiers couplets figurant ci-dessous constituent la version originale de septembre 1830. Les suivants sont ceux de la version de 1861.

Qui l’aurait cru ? De l’arbitraire
Consacrant les affreux projets,
Sur nous de l’airain sanguinaire,
Un prince a lancé les boulets.
C’en est fait ! Oui, belges, tout change,
Avec Nassau plus d’indigne traité !
La mitraille a brisé l’Orange
Sur l’arbre de la Liberté (ter)
Trop généreuse en sa colère,
La Belgique, vengeant ses droits,
D’un roi qu’elle appelait son père,
N’implorait que de justes lois.
Mais lui, dans sa fureur étrange,
Par le canon que le fils a pointé,
Au sang belge a noyé l’Orange
Sous l’arbre de la Liberté. (ter)
Fiers Brabançons, peuple de braves,
Qu’on voit combattre sans fléchir,
Du sceptre honteux des Bataves
Ton courage a su t’affranchir.
Sur Bruxelles, au pied de l’Archange
Ton saint drapeau pour jamais est planté
Et, fier de verdir sans l’Orange
Croît l’arbre de la Liberté. (ter)
Et vous, objets de nobles larmes
Braves, morts au feu des canons,
Avant que la patrie en armes
Ait pu connaître au moins vos noms,
Sous l’humble terre ou l’on vous range
Dormez, martyrs, bataillon indompté !
Dormez en paix loin de l’Orange
Sous l’arbre de la Liberté. (ter)

Après des siècles d’esclavage,
Le Belge, sortant du tombeau,
A reconquis par son courage
Son nom, ses droits et son drapeau.
Et ta main souveraine et fière,
Peuple désormais indompté,
Grava sur ta vieille bannière :
Le Roi, La Loi, La Liberté. (ter)
Marche de ton pas énergique,
Marche de progrès en progrès.
Dieu qui protège la Belgique
Sourit à tes males succès.
Travaillons, notre labeur donne
A nos champs la fécondité,
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, La Loi, La Liberté. (ter)
Ouvrons nos rangs à d’anciens frères,
De nous trop longtemps désunis.
Belge, Bataves, plus de guerre,
Les peuples libres sont amis.
A jamais resserrons ensemble
Les liens de la fraternité,
Et qu’un même cri nous rassemble :
Le Roi, La Loi, La Liberté. (ter)
O Belgique, O mère chérie,
A toi nos cœurs, à toi nos bras,
A toi notre sang, O patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle,
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, La Loi, La Liberté. (ter)