Déroulement

Les séances de l’Ordre prennent la forme d’une corona. Elles se déroulent selon des règles et un cérémonial minutieusement définis dans le Codex (Codex, art. 30 à 78). Les membres prennent place autour de tables disposées en fer à cheval (Codex, art. 30), le comité occupant la table de la "pince" du fer. Les membres ne peuvent prendre la parole ou quitter la table que selon les règles prescrites par le Codex (Codex, art. 40 à 51). Des peines peuvent être infligées par le président ou le censeur en cas de manquement à ces règles (Codex, art. 110 et 120).

L’article 98 du Codex définit le déroulement de la séance avec une précision telle que le président ne dispose que d’une marge de manoeuvre limitée dans l’organisation de celle-ci. Cette précision des statuts garantit que les pratiques ne s’altèrent pas avec les années.

Le rituel d’ouverture de la séance est invariable. Il comprend une prière latine, le cérémonial de l’Ave Confrater et le chant Gaudeamus igitur. Immédiatement après suit, selon la séance, l’installation du comité, le baptême, la prise d’habit, l’émancipation ou l’élection.

Le chant Io Vivat ! annonce ensuite l’ouverture de la partie sérieuse, au cours de laquelle prennent place les remises de décorations, les interventions littéraires ou scientifiques et toutes les autres activités qui ne sont pas purement ludiques.

La dernière partie de la séance est la partie récréative, encore appelée "partie guindaillante". Celle-ci est ouverte par le chant La bière, d’Antoine Clesse. C’est lors de cette partie qu’ont lieu les activités purement ludiques (jeux, concours, chants, etc.) et la présentation de guindailles (textes humoristiques originaux).