Les Membres

Les membres de l’Ordre académique de Saint-Michel (ou commilitones) se répartissent en trois catégories: les bleus (ou tyrones), les bacheliers (ou bachelarii), les membres-anciens ou vétérans (ou veteranii) (Codex, art. 3). Certains vétérans ont également la dignité de sénateur (voir infra).

Statutairement, le candidat à l’Ordre académique de Saint-Michel doit être un étudiant universitaire belge et catholique, bien qu’aucune preuve de sa catholicité ne soit requise et que les ressortissants d’autres États membres de l’Union européenne soient désormais assimilés aux Belges. Sa candidature doit être présentée par un parrain ou un autre membre de l’Ordre. Il doit également suivre un parcours initiatique - comprenant l’épreuve de baptême, la cérémonie de prise d’habit et l’examen d’émancipation - s’étendant sur une année académique (Codex, art. 5).

Après avoir réussi les épreuves physiques et intellectuelles du baptême, le candidat est admis en qualité de bleu (ou tyro) et autorisé à porter le band aux couleurs de l’Ordre sur l’épaule gauche (Codex, art. 82, d, et 140, 13°).

Lors de la cérémonie de prise d’habit, le tyro est autorisé à porter la toge et la bierpet (voir infra) (Codex, art. 142, 6°).

Enfin, après réussite de l’examen d’émancipation, le tyro est admis en qualité de bachelier et porte le band sur l’épaule droite. Il jouit dès ce moment de l’ensemble des droits des membres de l’Ordre (Codex, art. 144).

Contrairement aux usages de plusieurs autres sociétés portant couleurs, les membres gardent leur nom civil au sein de l’Ordre (Codex, art. 8).

Lorsque le bachelier termine ses études, il ne perd en principe pas la qualité de membre de l’Ordre, mais devient membre-ancien. Il conserve tous ses droits au sein de la corporation, mais est dispensé de l’obligation d’assister à toutes les séances. Cependant, s’il quitte - même temporairement - l’université sans avoir obtenu au moins un diplôme de premier cycle, il perd de plein droit la qualité de commilito (Codex, art. 24).

Pour les cas exceptionnellement graves, les statuts prévoient une procédure d’exclusion d’un commilito. Celui qui a fait l’objet d’une telle procédure perd naturellement aussi la qualité de membre (Codex, art. 111, 4°).